UN BIJOU, UNE CITROËNNETTE ! VOITURE A PEDALES.

Avant les cabriolets « Junior » à moteur je ne résiste pas à l’envie de vous proposer dés maintenant ce bijou, une Citroënnette, gratifié d’un bon dossier de 14 photos.
Dans sa robe jaune citron elle attire plus particulièrement les « Citroënistes » qui savent tous que le célèbre constructeur du Quai de Javel était d’origine Hollandaise et que dans cette langue le nom citroën se traduit en Français par citron.
Grand communiquant de l’époque André Citroën avait, le 26 Juin 1924, passé une première commande de ces petites voitures à la famille Ratier, connue également pour ses hélices d’avions et ses superbes motos L7, C6 et C6S.
En aparté, rappelons nous qu’il y a « peu de temps », quelques décennies, nous roulions en motos Françaises, les C.R.S. en étaient équipés, et aujourd’hui encore une ballade en C6 ne me dérangerait pas, bien au contraire. Encore un pan de notre industrie qui a disparu… Bref, revenons à nos 5 hp.
Vous pouvez observer sur la première photo une copie d’un document exceptionnel, la facture n° 92 du 14 Novembre 1924 des 5 premiers exemplaires de la petite 5 hp à pédales. Celle-ci est adressée personnellement à Monsieur André Citroën.
Elle précise la numérotation de 1 à 5, (Mais qui donc peut bien posséder le n°1 ?), le prix unitaire de 400 Francs plus l’emballage de 30 Francs, et la livraison ultérieure des pompes et des des trousses à outils.
Les autres photos détaillent le fameux « Dispositif de propulsion de voiture automobile pour enfant » qui a fait l’objet du « BREVET D’INVENTION n° 581 638 demandé le 14 Mai 1924 à 16 h. 5 m. à Paris et délivré le 30 Septembre 1924 par l’OFFICE NATIONAL DE LA PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE, à Monsieur Paulin-Jean-Pierre RATIER résidant en France ».
Nous pouvons apprécier également, la chaine du type Vaucanson, la bielle de transmission, l’étrange pédalier à plateau horizontal, le magnifique radiateur, le frein à sangle, le demi train avant et les pneumatiques Hutchinson.

Je remercie mon ami Christophe qui m’a fourni les photos de son superbe « Joujou ». Si vous passez dans la banlieue Tourangelle, n’hésitez pas à visiter « La Brocanthèque » à Chanceaux-sur-Choisille (37), outre la grande surface de vente de mobiliers et d’objets anciens, vous pourrez admirer sa collection de voitures à pédales, plus d’une centaine de pièces, toutes dans leur « jus d’origine », et, « CeriseS sur le gâteau », l’établissement est ouvert 7/7, l’entrée est gratuite, et l’accueil est fort sympathique
. Mon prochain billet : Les Cabriolets « Junior » à moteur.

HOMMAGES – INFO – UNE TRISTE NOUVELLE – DÉCÈS DE MONSIEUR MARCEL GRANDVOINNET –

Notre « Univers » vient de perdre l’un de ses plus grands créateurs.
J’ai la tristesse de vous informer du décès de Mr Marcel GRANDVOINNET, deuxième et dernier Directeur Technique de l’usine EURÉKA après son père Monsieur Xavier GRANDVOINNET.
Il n’a pas cessé d’être associé à la vie de la marque EURÉKA depuis son enfance. D’abord essayeur des premiers modèles d’autos à pédales puis pilote officiel de l’Écurie de Course jusqu’à l’âge de 15 ans, il a déroulé toute sa carrière professionnelle à l’usine de Douville-sur-Andelle (27). Gestionnaire et créateur des nouveaux modèles, il fut longtemps le collaborateur de son père avant de lui succéder comme Directeur technique de la Société. Nous lui devons notamment cette merveilleuse Biplace 55 à 4 pédales aux allures de Delahaye 235. Avant-gardiste, sa carrosserie était déjà selon la propre définition de son concepteur, en « Matière plastique stratifiée très résistante aux chocs et insensible aux intempéries ».
Pour ceux qui souhaiteraient lui rendre un dernier hommage, ses obsèques auront lieu à ECOUIS (27) Lundi 13 Mai à 16 h.
Nous présentons à tous ses proches nos plus sincères condoléances.

DES VOITURES A PÉDALES EN CABRIOLETS DES FIFTIES ET DES SIXTIES… 22 PHOTOS !

Après mon billet de printemps, quoi de plus normal (depuis un an nous devons nous habituer à la « Normalitude ») que de prendre l’air grâce aux cabriolets à pédales. Vous pouvez me rétorquer qu’une auto à pédales est, généralement, en cabriolet mais là, j’insiste sur les autos à pédales qui veulent ressembler aux cabriolets des constructeurs automobiles, aux vraies voitures avec des vrais moteurs qui roulaient sur la vraie route dans les années 50/60, les cabriolets de ma jeunesse !

A tout seigneur tout honneur je débute donc cette série par LE cabriolet DEVILLAINE/EDF, la 404 PEUGEOT « PININ FARINA », une belle réussite, avec ses accessoires, son siège garni et « mazette », son couvre-capote.
DEVILLAINE a également produit, entre autres, les superbes AUSTIN-HEALEY, ALFA-ROMÉO, ici en bleu, et TRIUMPH TR4 en vert Anglais et en blanc, le tout décliné en de multiples versions.
Je ne peux pas éviter PIERRE GUY qui nous a signé tant de « Cabs »: Le magnifique spider ALFA-ROMÉO Giulietta, en rouge, également très équipé, décliné en plusieurs versions. la MERCEDES 190 SL, à mon avis et pour cause d’utilisation de la même caisse, est trop ressemblante à l’Alfa-Roméo.
Morellet & Guérineau, (MG) nous a gâté avec ses belles RENAULT Floride et Caravelle, mais également avec cette rare FIAT.
En tant qu’adeptes de mon site vous ne serez pas étonnés que je « glisse » ici une Américaine à pédales, la sublime CHEVROLET CORVETTE C1 de chez ESCA, équipée d’une transmission arrière par cardan s.v.p. avec boite de vitesses et pont arrière, et je termine par ma marque préférée, EURÉKA..Vous avez trouvé ! avec la SIMCA SPORT rouge et la merveilleuse biplace à 4 pédales, très accessoirisée, la DELAHAYE 235 en 2 tons bleu et gris.

Mon prochain billet devrait traiter des CABRIOLETS JUNIORS À MOTEUR, à bientôt !

LE BILLET DE PRINTEMPS. VOITURES À PÉDALES ANCIENNES.

Hé oui, nous sommes le 20 Mars 2013 alors, comme promis, voici mon « BILLET DE PRINTEMPS » car, par rapport à l’équinoxe, aujourd’hui dans l’hémisphère Nord et en France en particulier depuis 12h 01′ 55″ C’EST LE PRINTEMPS !
Sortons de l’ordinaire, sans détail historique ou technique précis, avec quelques photos de voitures à pédales et à moteur peu diffusées sur les blogs.
La première représente un BISCUTER à pédales, fabriqué en Espagne d’après le BISCOOTER VOISIN (de l’Ingénieur Constructeur Mr Gabriel VOISIN) construit à Paris dans les années 1950 à quelques exemplaires. Sans commentaire, j’veux pas d’problème avec les voisins !
Quatre photos sont à peine suffisantes pour vous présenter cette magnifique ALFA-ROMÉO « CORSA a pedali » dont l’identité du pilote ne peut pas vous échapper à la seule vue de son célèbre emblème.
Deux épreuves pour cette rare Alfa-Roméo aux origines mystérieuses..
Et enfin 3 clichés d’une belle « Auto-Sport » à moteur dont 9 exemplaires ont été offerts à un concours proposé par le chocolat belge AIGLON en 1939.
« – De bien vieilles autos cependant,
– Aujourd’hui qu’importe leur âge,
– En référence à cet adage:
-« Au C.. LA VIEILLE, C’EST L’ PRINTEMPS ! ! ! »

TRÈS ANCIENNE CIBLE MÉCANIQUE EURÉKA, "L’ALLEMAND". FIN XIX ème.

Je n’ai pas encore rédigé mon billet de printemps sur les vap mais, ne m’en veuillez pas, j’ai une excuse de poids… Nous sommes toujours en hiver, à tous les sens du terme.
Alors, en quelques lignes, voici une rare et ancienne cible mécanique Euréka qui, datant d’une époque où l’Union Européenne n’était pas encore envisageable (fin du XIX ème), n’hésitait pas a s’afficher sous le nom de « L’Allemand ». Hé oui, les parents Français pouvaient sans vergogne offrir à leur progéniture un jouet qui consistait tout simplement à tirer sur l’effigie d’un soldat voisin au célèbre « casque à pointe ». Mais, rassurons-nous, le fameux principe de réciprocité était déjà largement appliqué sur le vieux continent.
Vous pouvez observer sur les photos l’un des premiers système breveté par EURÉKA qui consiste à tirer dans la cible, ici la tête, pour déplier les jambes et les bras.



Profusion de couleurs, sympa les flèches à plumes EURÉKA !

Je constate avec stupeur que mon dernier billet date du 18 Février dernier ? Presque un mois ? L’hiver m’aurait-il quelque peu engourdi les doigts et les neurones ?
Pour meubler en peu de lignes sortons de la grisaille avec une profusion de couleurs.
Le printemps s’annonce effectivement avec ma belle boite Euréka pleine de 4 plumes colorées et d’un modèle de pistolet à flèche, sorti dans les années 1920 d’après mes catalogues, qui se trouve ici dans une livrée bleue peu commune. Hélas je ne possède pas le catalogue proposant cet ensemble… Et vous ?
Ne vous inquiétez pas, les premiers rayons de soleil me sortent de ma torpeur et je vous prépare un « Super Billet de Printemps » sur les voitures à pédales, à lire très prochainement.

BUGATTI ? UNE BELLE INCONNUE ! VOITURE À PÉDALES.

Je n’ai pas trouvé de document concernant cette belle et grande auto à pédales qui arbore fièrement le nom BUGATTI sur un faux radiateur en « Fer à cheval »..
Si la qualité de fabrication est excellente, le train avant évoquant celui d’une Baby 52, des roues en aluminium à bâtons auraient peut-être été préférables aux roues fils également utilisées par les « Grandes soeurs », mais l’équilibre général est parfait.
Équipée d’un beau volant, d’un frein, d’un pédalier à chaîne, d’une manivelle, et montée sur des pneus gonflables, avec sa longue pointe « Bordino » elle reste néanmoins un très bel objet.
L’un de nos lecteurs aurait-il quelques renseignements sur cette « Bête de course » ? Merci d’avance !

CIBLE MÉCANIQUE EURÉKA L.I.N. : "BALL-TRAPP".

Aujourd’hui je vous propose une cible mécanique, au catalogue de 1925:
La Ball-Trapp, en bois de hêtre et en métal, astucieuse et ludique, la cible (raquette en bois ornée d’un papier tricolore) touchée libère et renvoie en basculant une balle contenue dans une catapulte retenue par 2 puissants ressorts. Un embout spéciale, en forme d’entonnoir en fils métalliques, emboité sur le fusil à flèche ou mobile à poignée en bois, permet de récupérer cette balle afin de renouveler la partie. Environ 1925.

AUTO GRAND-PRIX GIORDANI "503" 1964. voiture a pédales.

Changeons un peu d’horizon en partant pour l’Italie avec cette digne représentante d’une grande lignée, celle des « AUTO GRAND-PRIX «  fabriquées par le plus grand constructeur d’autos à pédales Italien, GIORDANI.
Le numéro d’immatriculation de ce beau modèle (I 2000) me porte à croire qu’il s’agirait d’un « 503 » de 1964.
Sorti en 1952 et fabriqué jusqu’en 1967, très inspiré de l’Américaine Studebaker Commander, Giordani l’a fait évoluer en de nombreuses versions plus ou moins accessoirisées, dont une propulsée par un moteur électrique, « L’AUTO T/E ELLETRICA ». Des premières Tipo Normale de1952 aux dernières 501 B de 1967, en passant par les Lusso, Standart, Economica, Elettrica, Bicolore, des 501 aux 506, on peut relever pas moins de 12 modèles différents. La première grande évolution est apparue en 1954 sous la forme de fausses portières embouties dans la ceinture de caisse. L’adjonction successive de nombreux accessoires (pare-chocs av. et ar., pare-brise, roues à rayons, couvre-siège et couvre-capote, antenne, phares clignotants et sirène électrique,etc.) verra son aboutissement sur la Tipo 506 bicolore de 1961 qui, recevant l’ensemble des équipements produits par Giordani, restera la plus Luxueuse des « Grand-Prix ».