RESTAURATION D’UNE DS 19 MORELLET et GUÉRINEAU

Il y a au moins… quelques années, j’avais accepté avec plaisir, pour mon ami Matthieu (avec 2 t ), de restaurer sa DS 19 M-G, modèle de base, 1961. J’ai enfin débuté cette restauration la semaine dernière pour la terminer aujourd’hui.
De nombreuses questions me parviennent régulièrement sur le blog de notre « Univers », souvent la même : « Comment restaurer une VAP ? ».
Je vais donc tenter, pour répondre un peu à celle-ci, de partager avec vous mon ouvrage, en toute modestie, sans aucun professionnalisme, uniquement guidé par ma passion et mes connaissances acquises grâce à elle durant ces dernières décennies.
Nous pouvons déjà noter l’immatriculation en usage chez Morrellet et Guérineau : 19 – MG – 61. 19 pour DS 19, MG pour Morrelet-Guérineau et 61 pour l’année 1961. J’ai eu l’occasion de relever sur les DS les années 1959 à 1968.
Vous trouverez dans l’ordre des photos:
-L’état du sujet après décapage chimique. La peinture était appliquée directement sur la tôle de récupération, matériau de très mauvaise qualité à cette époque (Ha, ces ferrailleurs !). Avec les années la corrosion a fait son oeuvre, sous la couche de peinture en creusant légèrement l’épaisseur du métal ce qui va nécessiter plusieurs couches d’apprêt (vous savez, celui que l’on applique avant ? ? ?) Pour découvrir les « surprises » n’oubliez pas de cliquer sur les photos.
– Le décabossage. L’emploi de plusieurs marteaux, tas de carrossier et emporte-pièce bricolés en bois dur s’avère nécessaire. Les garçons, toujours un peu brutaux, aimaient bien simuler des carambolages en poussant des objets sur leur passage, poubelles (métalliques à l’époque), poussettes et landaux, trottinettes etc., d’où la présence de nombreuses bosses sur la carrosserie et sur les accessoires en aluminium pare-chocs, calandre et phares
– Le masticage. (conseil du médecin généraliste : Toujours bien mastiquer ! )
– L’application de la première couche d’apprêt, suivie d’un ponçage en règle, à la cale.
– Le masticage (suite) et après un ponçage la découverte d’une résistance farouche des « pleins et des déliés ».
– L’application de la deuxième couche d’apprêt, suivie d’un autre ponçage à la cale.
– La peinture de la caisse, en bleu.(origine).
– La peinture des roues, du siège et du volant, en blanc cassé.(origine).
– Le décabossage des pièces en aluminium.
– Un premier ponçage de celles-ci au papier à l’eau grain 180 pour supprimer les rayures les plus profondes.
– Un deuxième ponçage au papier à l’eau grain 600.
– Un troisième ponçage au papier à l’au grain 1000.
– Un dernier polissage au feutre, à la machine.
– Peinture noire sur l’aluminium du pare-choc avant et plaque minéralogique.
– Fabrication en décalcomanie et application du numéro d’immatriculation.
– Fabrication du pare-choc arrière perdu dans les carambolages.
– Fabrication du support de pare-brise en aluminium, également égaré au cours de cette cinquantaine d’années.
– Fabrication du pare-brise (la garantie bris de glace n’avait pas du être souscrite) découpé dans une feuille de « Lexan » après réalisation d’une ébauche préalablement découpée dans un morceau de carton.
– Dérouillage et polissage de chaque vis, rondelles, écrous à oreilles etc., bref de toute la visserie et boulonnerie spécifique conservée d’origine, seules les goupilles sont neuves.
– Les pneus sont nettoyés à la brosse et au dégraissant, et ensuite au diluant de nettoyage qui leur redonnera cette teinte mate et l’aspect neuf. La phase la plus délicate restant le remontage sur les roues, avec d’infinies précautions.
– Remontage de l’ ensemble, une phase de travail très agréable sur des pièces propres pour redonner vie au jouet .
– La traditionnelle « Séance Photos ».
– Et enfin, la récompense, le bonheur… La restitution de « La Belle » à mon ami Matthieu (avec 2 t ) ! ! !

Si cette opération vous tente… Je vous souhaite « Bon courage ! »

Citroënnette C 6 électrique 1928

Au cas où vous ne le sauriez pas… C’est la rentrée !
Pour ce premier billet j’ai choisi la voiture d’Eric, Merveilleuse Citroënnette C6 qui, au vue des photos, tel un fantôme extirpé de son antre, s’est matérialisée dans un état on ne peut plus d’origine.
La trousse à outils est encore présente, les nickelages brillent de leurs feux et le mica du pare-brise a pu échappé à la « jaunisse » due aux rayons u.v. Quelle belle pièce, au confortable siège d’un rouge encore bien vif pour son âge.
Hélas, des pneus neufs ont du lui être chaussés et gonflés avec de l’air qui n’est pas d’origine !


LA DS 21 PALLAS, CITROEN par DEVILLAINE. 1966.

La belle DS de chez MG, de notre ami Jean, a su déclencher des réactions polémistes et Dominique (encore un !) nous fait partager en 4 photos la restauration de sa superbe Devillaine.
Vous remarquerez qu’à l’exception de ce modèle immatriculé DS, tous les autres de ce constructeur sont, à cette époque, immatriculés DT pour Devillaine-Triang. La qualité de fabrication des autos Devillaine est bien supérieure à celle des productions MG, par contre la DS MG savait mieux imiter sa grande soeur avec sa traction avant mais… le volant monobranche de la Devillaine est plus réaliste que celui de la MG.
Ce modèle appelé « Pallas » sorti en 1966 est facilement reconnaissable à sa double paire de phares et à ses roues à rayons.
Alors, MG ou Devillaine ? Laquelle est la plus belle ?
Merci et bravo à Dominique pour la qualité de ses restaurations, on y reconnait « la patte » d’un professionnel.




ACTUALITÉ… Alain l’a vendu avant-hier, sa Magnifique CITROËNNETTE ! ! !

Une actualité qui confirme encore que « tout vient à point à qui sait attendre », et que les petites annonces gratuites peuvent tout proposer, même une voiture à pédales rarissime dans un état d’origine exceptionnelle comme cette sublime Citroënnette ! ! ! Vous pouviez l’admirer depuis quelques temps à la rubrique « Citroën », dans la colonne de gauche de notre « UNIVERS », Alain vient de décider de s’en séparer et il a trouvé immédiatement un acquéreur averti. Je crois connaître celui-ci qui me contactera peut-être prochainement… Serait-ce Michel, JP, François, Paul,… ou les autres ? ? ? BRAVO pour cette magnifique acquisition !

JOUET CITROËN, EXTRAORDINAIRE 5CV "CITROËNNETTE" TRÈFLE A PÉDALES, RARE ÉTAT D’ORIGINE, PAR PAULIN RATIER.

LE modèle rêvé des collectionneurs, UNE CITROËNNETTE à pédales. Paulin Ratier construisit pour Citroën et déposa la marque « Citroënnette », à Montrouge(92). La première série fut fabriquée à 3000 exemplaires. Celui-ci, dans un impeccable état d’origine, est absolument complet. Les pneus pourraient même laisser supposer que L’AIR SOIT D’ORIGINE ! Magnifique exemplaire au pédalier sophistiqué, siège à la garniture encore présente et en bon état. Le mica des phares et du pare-brise s’affiche également, troublé par les ans. La carrosserie en bois a quelque peu craqué offrant à la peinture cette merveilleuse patine. Merci et bravo à Alain l’heureux propriétaire de cette superbe pièce

CITROEN TOY, EXTRAORDINARY PEDALCAR 5CV “CITROËNNETTE”,original shape, BY PAULIN RATTER. The model dreamed of the collectors, a CITROËNNETTE with pedals. Paulin Ratier built for Citroen and deposited the mark “Citroënnette”, in Montrouge (92). The first series was manufactured with 3000 specimens. This one, in excellent and original condition, is absolutely complete. The tires could even let suppose that the AIR IS Of ORIGIN! Splendid specimen with the sophisticated pedals,sit at the trimming still present and in good shape. The mica of the headlights and the windshield also present, is disturbed by the years. The wood body somewhat cracked offering to painting this marvellous patina. Thank you and cheer with Alain the happy owner for this superb model.